Commentaires sur : Asafumi Yamashita : le talent d’être maraîcher ! http://www.lestalentsdalex.com/2014/06/asafumi-yamashita-talent-detre-maraicher/ Le blog RH sur la gestion des talents en entreprise Tue, 19 Jul 2016 15:34:48 +0000 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.5.20 Par : Alex http://www.lestalentsdalex.com/2014/06/asafumi-yamashita-talent-detre-maraicher/#comment-25791 Wed, 20 Aug 2014 13:26:33 +0000 http://www.lestalentsdalex.com/?p=4483#comment-25791 salut Yves.
heureux de te lire sur le blog ! désolé pour ma réactivité, vacances obligent…
concernant ton premier point, je concède tout à fait que l’excellence visée et les pratiques qui en découlent ne se probablement pas transposables à l’opérationnel quotidien vécu par le plus grand nombre…. On parle ici des « talents stars » que je décris dans mon ouvrage. Pour ces quelques « happy few », se remettre continuellement en question et chercher sans relâche à faire mieux, différent, à innover, doit être une préoccupation quotidienne. En cela les AY et autres Pierre Gagnaire constituent des exemples intéressants.
pour ce qui est du deuxième point, loin de moi l’idée de comparer les salariés à des légumes. je souhaite plutôt ici mettre en avant la nécessaire empathie et l’effort associé de comprendre l’autre dont un manager doit faire preuve. la reconnaissance, le respect, la juste valorisation attendues par les salariés passent par là ! dès qu’une équipe et une entreprise grossissent, la difficulté est de trouver le juste milieu entre une individualisation/personnalisation trop forte des pratiques managériales et un traitement de masse abscons.
encore merci pour ce retour en tout cas et bonne reprise ;)

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Par : Yves Pinaud http://www.lestalentsdalex.com/2014/06/asafumi-yamashita-talent-detre-maraicher/#comment-25764 Tue, 05 Aug 2014 13:41:31 +0000 http://www.lestalentsdalex.com/?p=4483#comment-25764 Bonjour à tous,

Voilà bien longtemps que je n’avais pas eu le temps de réagir à un article d’Alex, même si je les apprécie toujours et je profite donc d’une relative trêve estivale pour jouer les vilains petits canards, dans la seule idée pour autant de nourrir le débat, qui, sans contradiction, n’est plus du débat.
Je trouve deux limites fortes à la puissance de transposition que peut avoir l’exemple d’AY :
La première : il fait partie d’une élite qui s’adresse à une élite. tout le monde n’est pas lui, avec son talent et ses compétences, comme tout le monde, dans la restauration, n’est pas Pierre Gagnaire (ça se saurait). La capacité d’exigence qu’il se fixe et fixe de fait à ses interlocuteurs l’écarte probablement « du grand nombre » et donc d’un modèle transposable. Quel que soit le métier, il ne peut comporter que « quelques » Pierre Gagnaire, auxquels ne peuvent s’adresser que quelques « AY ». Dans la vraie vie, le rapport de force qui peut être imposé, par chaque partie, aux autres parties, quant aux niveaux d’exigences requis, renvoie inévitablement à être plus ou moins interchangeable….et nous sommes nombreux, c’est-à-dire une immense majorité, dans chacun de nos métiers (employeurs ou talents) à être plus interchangeable que AY ou Pierre Gagnaire dans le leur.
La deuxième, plus fondamentale : la limite de toute parabole, c’est d’être une parabole, c’est-à-dire d’idéaliser une situation autant qu’elle peut l’être et en déniant les aspects non transposables : Ay ne parle pas à l’oreille de ses légumes, parce qu’une courgette, ça n’entend pas. Il ne « se met pas à la place » (peu enviable) des artichauds qu’il va faire cuir, parce que personne n’a jamais percé les état d’âme de l’artichaud dans la casserole. Et il ne devine pas ce dont ses carottes « ont besoin » parce qu’elles n’ont besoin de rien : ce sont des objets. Les salariés, qu’ils soient les talents révélés de leur art ou les branleurs unanimement reconnus du service sont un peu plus complexes, parce que ce sont des sujets. Ca change tout. Je pense qu’aujourd’hui, ce dont manque les salariés, c’est davantage de considération, au titre de reconnaissance de leur capacité à inter-agir sur le travail et pas seulement de respecter des processus à la fois descendants et transverses et matricio-bordélico, que de temps. Et le problème managérial que je ressens le plus dans les organisations, dans le traitement des salariés, avec ou sans talent, ce n’est pas que, comme AY avec ses légumes, « on leur parle à l’oreille », « qu’on se mette à leur place » ou « qu’on devine ce dont ils ont besoin », mais justement qu’on les prenne pour des légumes.
Bon, moi, je dis ça, c’est juste pour énerver Alex.
Bonnes vacances à tous

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