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février 26, 07:58 Claude Super Bertand et Anthony ayant déjà fait la plus grande partie du boulot ;-). juste quelques mots En ce qui me concerne, je suis surpris que l'étendard des RSE soit toujours et encore porté par des éditeurs de solutions ! Pour travailler avec leurs équipes (MOE), je ne trouve que peu de valeur ajoutée fonctionnelle, organisationelle ou opérationelle dans leus apports et contributions ! Le RSE est un projet à la fois COM, RH et métier pour une meilleure performance économique et accessoirement un mieux être humain et social, aussi peu importe souvent la plateforme technique si les objectifs (court et moyen terme), le périmètre, l'animation et les ressources ne sont pas clairement précisés. RSE ou pas, les Tech days sont une autre occasion de "surfer" sur une tendance pour vendre des licences et du service, pas de la méthode, ni des "bonnes pratiques" pour réussir des intiatives cractérisées par une singularité liée à la culture des entreprises qui s'y lancent et de leurs objectifs. On en parle à l'E20 Summit. -
février 25, 21:02 Anthony Poncier Bon l'ami Bertrand a déjà grandement développé ma pensée donc je vais faire court. En effet, il ne faut pas faire d'un exemple une généralité. C'est pour cela que dans mon ouvrage 101 questions sur les RSE, j'avais fait le choix de ne pas émailler l'ensemble des questions d'exemples. En plus, les cas que tu cites, ne sont pas représentatifs. L'Insead n'est pas une entreprise et donc n'a pas d'objectifs business, mais cible des besoins d'usagers, que ce soit son staff ou ses étudiants. On est donc bien dans le même cadre. Répondre aux besoins de ses parties prenantes. Le cas d'Orange est à part, et à ma connaissance c'est la seule boite qui à fait ce choix au départ, même si je crois savoir que le business est en train de revenir en force malgré tout au sein de leur RSE. L'idée est avant tout de répondre à un besoin pour l'entreprise et les collaborateurs et généralement dans une entreprise il est business, sinon j'ai FB ou mieux le café du coin si je veux du convivial. Et c'est normal de parler business sur un RSE. Tu sors avec ton club de rugby, à la 3eme mi-temps tu parles à 80% rugby, c'est ce qui vous réunit. Et bien dans une boite, ce qui réunit les gens c'est le boulot, donc naturellement c'est vers cela qu'ils se tournent. En plus comme le fait remarquer Bertrand, au regard du prix de certaines solutions, ça fait cher la machine à café. Mais ne nous mentons pas, dans beaucoup de boite, même un discours business, cela a surtout servit à fluidifier la communication et pas beaucoup plus. Car pour aller plus loin, il aurait fallut remettre un plat un certain nombre de process business et RH et on en est loin. D'où le chiffre important de Gartner (80%) sur les échecs de projets collaboratifs. Et puis surtout, je suis obligé d'utiliser l'ERP de la boite, aussi peu sympa soit-il. Le RSE est encore optionnel, donc à moins de donner envie ou d'avoir une bonne raison d'y aller, aucune chance de m'y voir, j'ai autre chose à faire. Et donner envie, ce n'est pas un bon guide utilisateur, comme le font trop souvent les consultants, qui le va faire. Si la notice d'un appareil donnait envie, ça se saurait depuis longtemps. -
février 25, 17:49 Bertrand Duperrin Ah excellente question. Disons qu'il ne faut pas faire d'un cas une généralité. Aujourd'hui je vois infiniment plus d'entreprises qui voient le RSE comme un outil de travail, dont une partie des finalités est directement ou indirectement productive que comme un simple espace de rencontre déconnecté des réalités opérationnelles et managériales dont on espère qu'il donnera quelque chose et aura un impact positif sur l'opérationnel mais sans pousser de manière volontariste dans cette direction. La plupart des projets que je vois aujourd'hui virent des vers "digital workplace" en faisant du RSE le carrefour des flux d'informations, un lieu d'apprentissage, de networking, mais aussi d'action et de décision. Après tous les choix sont possibles. Un RSE impacte en gros les dimensions suivantes : learning, exécution, communication/engagement, networking hors flux de travail. On peut bien sur décider de le positionner sur ces quatre dimensions ou en favoriser une ou deux ou faisant l'impasse sur les autres. Tout est légitime en fonction du contexte et du besoin. La seule question est de ne pas, a posteriori, venir dire qu'on n'a construit qu'une immense machine à café virtuelle et qu'au niveau business l'impact est infinitésimal. Tu connais ma position : à investissement égal autant toucher tout le scope et ne pas laisser d'opportunités en route sauf si c'est un choix vital et délibéré dicté par le contexte. Mais là je joue mon "père la raison" : aussi convaincu que je sois par le potentiel de ces outils il est un nombre de zéros sur le chèque final à partir duquel, si j'étais le donneur d'ordre, j'exigerai qu'on fasse autre chose qu'un espace de discussion poli ou une machine à café virtuelle géante. Et un dernier point sur les community managers : l'animation d'un espace "hors business" est affaire d'animation et de légitimité de l'animateur. Par contre plus l'animation est nécessaire plus on se posera la question de la valeur ajoutée de la communauté, du sens de la participation pour les membres voire de l'acceptation du dispositif dans la culture et le modèle managérial de l'entreprise. Par contre lorsqu'il s'agit de faciliter échanges et coordination au sein d'une équipe ayant un objectif c'est le rôle du manager. A moins qu'on se désintéresse totalement du travail et de la raison pour laquelle on a recruté des personnes et pour laquelle elles viennent travailler le matin.

