Les Talents d'Alex
  Show menu
  • Travail
  • Innovation
  • Entrepreneuriat
  • Interviews
  • Semaine des Talents
  • A propos
  • Home
  • Recrutement
  • Aujourd’hui, c’est le candidat qui choisit le recruteur : info ou intox ?

Aujourd’hui, c’est le candidat qui choisit le recruteur : info ou intox ?

6 comments
Aujourd’hui, c’est le candidat qui choisit le recruteur : info ou intox ?

Aujourd’hui, c’est le candidat qui choisit le recruteur : info ou intox ?

23/11/2013 Alex Recrutement

recrutementJe réagis aujourd’hui à un article du Journal Du Net intitulé : « C’est le candidat qui choisit le recruteur !« . D’un côté je partage totalement le constat mis en avant par l’auteur, et de l’autre j’ai peur que l’on schématise par trop une situation qui reste complexe. Voici quelques éléments de réflexion.

1. OUI, le rapport candidat/recruteur a tendance à s’inverser

En quelques années, nous sommes passés d’une situation où les candidats s’inséraient dans des files d’attente interminables afin de remettre un formulaire papier à un interlocuteur tout puissant (qu’il s’agisse de l’ANPE, de cabinets de recrutement ou autres) à la situation illustrée par l’image ci-contre.

On peut tranquillement, lové dans son canapé, surfer sur le web (qu’il s’agisse de job-boards, de réseaux sociaux, de sites carrière ou sur leboncoin.fr) afin de découvrir les offres d’emploi publiées par les entreprises, et candidater à celles qui nous intéressent en quelques clics. Et tout ça sur une tablette tactile, voire sur un smartphone dans le cas d’entreprises qui ont développé une application de recrutement dédiée.

Fait étonnant : si l’internaute, qui reste au demeurant une personne en recherche d’emplois ou souhaitant bouger de son entreprise, considère qu’il est difficile d’accéder aux offres d’emploi, qu’elles sont mal présentées, ou que postuler nécessite trop de clics, il peut renoncer à candidater. Son expérience utilisateur conditionne directement son acte de candidature ! Dès lors, on peut bien considérer que le rapport de force entre les candidats et l’entreprise a changé, voire même se demander si les candidats ne sont pas un peu devenus des divas…

Cette facilité technologique attendue par les candidats s’inscrit dans un contexte où il y a une pénurie sur le marché de l’emploi d’un certain nombre de profils, comme par exemple les développeurs informatiques et ou les commerciaux. Cela influence donc forcément le rapport entre l’entreprise et les candidats, puisque celui qui offre a tout d’un coup plus de pouvoir que celui qui demande (relire Alfred Marshall pour s’en convaincre).

Dernier point, l’information aujourd’hui disponible à profusion permet bien au candidat d’avoir, lorsqu’il sert la main du recruteur, au moins autant d’information sur ce dernier et son entreprise que le recruteur n’en a sur le candidat. Dans ce contexte, il devient difficile pour l’entreprise de raconter n’importe quoi au candidat simplement pour l’attirer dans ses filets. Le buzz actuel autour du sujet de la marque employeur témoigne d’ailleurs de la volonté des entreprises d’afficher de façon – plus – transparente leurs valeurs et leur mode de fonctionnement afin d’engager une relation saine et durable avec les candidats et collaborateurs.

2. NON, le rapport candidat/recruteur n’a pas tendance à s’inverser

Tout ce qui vient d’être énoncé précédemment est certainement vrai… mais est-ce que cela s’applique à tout le monde ? Le problème des articles au titre évocateur tels que celui du Journal Du Net est de laisser penser aux lecteurs qu’une même situation s’applique indifféremment à tous les profils, tous les secteurs d’activité, tous les pays. Or cela est absolument faux !

Il suffit d’allumer la télé ou de regarder les journaux pour se convaincre que cela s’applique davantage au secteur tertiaire que primaire par exemple. Et là encore, je ne suis pas certain qui les vigiles ou les caissières de supermarché aient réellement inversé la posture candidat/recruteur. Fondamentalement, le renversement du rapport de force dans le processus de recrutement concerne d’abord ceux qui ont quelque chose à offrir qu’il difficile de se procurer. Seule la rareté de certaines compétences ou certains profils bouleversent la donne pour quelques élus.

En conclusion, je pense que les rapports entre candidats et recruteurs gagneraient à s’humaniser, au travers notamment d’une véritable conversation, de véritables échanges, plutôt que de s’inscrire dans la théorie de l’offre et la demande. Cela est aujourd’hui une absolue nécessité pour toutes les entreprises en quête de profils rares. Mais au risque de paraître un peu démagogique, cela devrait être une obligation morale de tout recruteur, et ce quel que soit le profil de son interlocuteur.

Alex

Alex

Parce que le monde du travail, de l'éducation, et la société en général se transforme, je mets mon petit grain de sel sur ces différents sujets, en m'appuyant sur des exemples du quotidien. Tout cela en m'appuyant sur mes presque 20 ans dans le domaine des RH, et plus de 10 dans le domaine logiciel du management des talents. Il m'arrive aussi de publier des livres (Unique(s), paru le 3 octobre) et des vidéos sur ma chaîne YouTube : Talents of Tomorrow

View more by Alex
Featured Quand Hiring rime avec feeling ! Recrutement Quand Hiring rime avec feeling ! by Alex  •   0 Comments
Featured Vu sur « Les réseaux sociaux modifient les entretiens de recrutement » Recrutement Vu sur « Les réseaux sociaux modifient les entretiens de recrutement » by Alex  •   4 Comments
write a comment

6 Comments

  1. Coline
    novembre 25, 17:48 Coline Personnellement je dirai seulement qu'il ne faut jamais prendre au mot ce que raconte le journal du Net... Ici on ne parle que d'un tout petit secteur d'activité (la preuve avec les développeurs et les commerciaux) mais les autres secteurs n'ont pas tant évolués. PS : les commentaires de votre article bug, le texte est écrit en minuscule (6px je pense). Reply this comment
  2. Edmond Huet
    novembre 25, 12:13 Edmond Huet Bonjour, Je me suis senti obligé de vérifier que ce blog n'est pas le Garofi des blogs RH.. je suis en accord avec Bertrand Duperrin, la faculté d'offrir ce que d'autres candidats ne peuvent offrir change la donne et encore, à condition de ne pas être quinqua.. Tant que les présélections par internet passeront par un algorythme inconnu du candidat mais dont un paramètre est celui de l'age, que l'on ne parle pas d'inversion du rapport candidat/recruteur. Lorsqu'on vous contacte spontanément suite à la visualisation d'un CV de compétences en ligne et qu'ensuite, il y a silence radio, même avec des compétences difficiles à trouver en particulier la pratique de langues alliée à une expérience significative et des résultats avérés.. La transparence.. Internet permet effectivement au candidat de ne pas tomber dans le vieux panneau de "l'entreprise leader sur sur marché" et autres expressions similaires alors que l'entreprise ne recrute que parce que les résultats sont désastreux par manque de commerciaux compétents. Je ne dis pas intox mais bisounourslangue. Sincèrement Ed Reply this comment
    • Alex
      novembre 25, 17:34 Alex Author Bonjour. J'imagine donc avoir passé l'épreuve, compte-tenu de votre commentaire pertinent ;) Je ne ferai de mon côté pas trop de dichotomies liées à l'âge, car il y a des jeunes qui ne veulent pas entendre parler de Facebook à des fins professionnelles et des plus vieux (dont je fais partie) qui sont connectés à à peu près tout... Je pense qu'il faut éviter toute ségrégation en général, et en particulier celle liée au fait d'être ou non connecté sur les réseaux sociaux, sauf dans des métiers ou secteurs bien particulier. L'enjeu est plutôt de bien cerner ce que le recruteur et le candidat peuvent tirer des technologies à disposition, non pas pour "gagner du temps" à l'aide d'algorithmes souvent abscons, mais plutôt pour engager une conversation plus en amont et plus soutenue que celle que l'on engage traditionnellement sur 3*2h d'entretien. Tout cela prenant du temps, on ne peut le faire sur tous les réseaux avec tout le monde (tout le monde signifiant ici toutes les entreprises ou tous les candidats). La bonne nouvelle, c'est que l'on a encore quelques années devant nous avant que la conversation continue soit rentrée dans les usages de tous les jours. A+, Alex Reply this comment
  3. Drago
    novembre 25, 10:25 Drago Très bon article ! Il ne faut pas oublier qu'un recrutement se fait avant tout entre deux humains plutôt qu'entre deux ressoureces humaines. C'est bien en prenant cela en compte que la recrutement s'humanisera et sera par conséquence plus efficace. Reply this comment
  4. Bertrand Duperrin
    novembre 24, 12:41 Bertrand Duperrin De mon coté je dirais plutôt intox. Ou plutôt qu'on se méprend avec plaisir et mauvaise foi sur les causes de l'inversion du rapport de force. Comme tu le dis ça ne concerne pas tout le monde, pas tous les secteurs. D'où l'urgence d'éviter le raccourci facile : empowerment technologique du candidat = inversion du rapport de force. Ce qui a changé le rapport de force est la pénurie de talents dans certains domaines. Ni plus ni moins. Et ça n'a donc rien de nouveau. On a pas attendu les technologies sociales et le web pour voir des candidats prendre le leadership sur la relation simplement parce qu'ils sont en position de force. S'il y a inversion elle est due au marché, à un déficit général de formation adéquate mais pas à la technologie. Reply this comment
    • Alex
      novembre 25, 17:28 Alex Author +1 ;) A bientôt Reply this comment

Write a comment

Your data will be safe! Your e-mail address will not be published. Also other data will not be shared with third person.

Cliquez ici pour annuler la réponse.

Découvrez mon dernier livre

Banner
0Shares 0Tweets 0+1's 0Shares

Je veux un article sur

Edito

Parce que le monde du travail, de l'éducation, et la société en général se transforme, je mets mon petit grain de sel sur ces différents sujets, en m'appuyant plutôt sur des exemples du quotidien.

Tout ça en m'appuyant sur mes presque 20 ans dans le domaine des RH, et plus de 10 dans le domaine logiciel du management des talents.

Il m'arrive aussi de publier des livres comme Unique(s) dans lequel j’ai souhaité signer un plaidoyer engagé, argumenté, et illustré de nombreux exemples tirés de la pop-culture, en faveur d’indispensables révolutions qui nous permettront de prendre soin de notre bien le plus précieux : notre singularité humaine.

J'ai également une chaîne YouTube : https://bit.ly/39KI0SH

Les derniers articles

  • Le télétravail à l’épreuve de la grève !
  • Le top 10 des conneries pour rater votre entretien annuel !
  • L’IA saura-t-elle désobéir ?
  • La leçon de management de Claude Lelouch !
  • When preparation meets opportunities: how to ‘build’ your own luck!

Catégories

  • Bouillon de Talent
  • Entrepreneuriat
  • Guests
  • Innovation
  • ma RH à moi
  • Marque Employeur
  • Médias sociaux
  • Mes articles
  • Non classé
  • Recrutement
  • Semaine des Talents
  • Talent Management
  • Travail
  • US
  • Vu sur

Commentaires récents

  • Laurent dans I’m back !
  • Alex dans La leçon de management de Suits !
  • Laurent Choain dans La leçon de management de Suits !

Les Talents d'Alex

© 2016 Copyright Tresor theme. All Rights reserved.
Designed by orange-themes.com

Close Window

Loading, Please Wait!

This may take a second or two. Loading, Please Wait!